ACOMPLIA®, régulation de la commercialisation en France

le Jeudi 10 mai 2007

ACOMPLIA® (Rimonabant), indiquée dans le traitement des patients obèses et diabétiques de type 2, insuffisamment contrôlés par une monothérapie par metformine ou par sulfamide vient de subir une régulation au niveau de sa diffusion en France.
Désormais, seules les boîtes de 28 comprimés de 20mg seront disponibles sur le marché français.

Selon l’Agence française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, « l’administration (de rimonabant) sous forme de préparations magistrales, officinales et hospitalières, y compris les préparations homéopathiques, est susceptible de présenter un danger grave pour la santé humaine ». Notamment d’ordre psychique (anxiété, dépression), neurologique (sensations vertigineuses) et digestif (nausées, diarrhées).
Et tout cela finalement pour un médicament à l’efficacité jugée… très relative.

Ce nouveau traitement, remboursé à 35% depuis mars 2007 par la Sécurité sociale française, a été annoncé à grand bruit comme un nouveau remède à l’obésité, au diabète et au tabagisme… (Voir à ce propos l’article du 8 décembre 2006 sur ce blog)

Il semble présenter en fait beaucoup d’inconnues. A tel point d’ailleurs que la Food and Drug Administration américaine a reporté à juillet 2007 sa décision concernant son autorisation de mise sur le marché. Même méfiance chez nos voisins allemands qui l’ont classé comme « médicament de confort » et refusé son remboursement dès 2005.
Dans un souci de clarté, l’AFSSaPS vient tout juste de mettre en ligne une fiche Du bon usage du médicament consacrée au rimonabant. Ce document pratique rappelle que le traitement médicamenteux de l’obésité ne doit être instauré qu’en deuxième intention. « La prise en charge de l’obésité repose avant tout sur le maintien d’un régime hypocalorique et la pratique d’une activité physique régulière ». Il complète le plan de gestion des risques que l’AFSSaPS a mis en place concernant ce nouveau médicament.

http://fr.news.yahoo.com/04052007/185/rimonabant-l-afssaps-resserre-les-boulons.html

Des vaches pour produire de… l’insuline !

le Mercredi 18 avril 2007

Hum qu’elle est bonne l’insuline de la vache !!!

Et oui ! Bientôt c’est de l’insuline que produiront nos vaches ! Hop, un petit tour dans l’étable, et on aura à domicile notre dose d’insuline contenu dans le lait !

Quatre vaches transgéniques capables de produire du lait contenant de l’insuline, utilisée dans le traitement du diabète, sont nées en Argentine, une première mondiale, a annoncé mardi la firme argentine spécialisée en bio-technologie Biosidus, à l’origine de ce projet.
Ces quatre vaches possèdent dans leur patrimoine génétique le gène de l’insuline humaine.

La production d’insuline à partir du lait de ces vaches va permettre de réduire de "pas moins de 30%" son coût de fabrication sur le marché, a affirmé devant la presse le directeur de cette entreprise, Marcelo Criscuolo.

L’Argentine compte 1,5 million de diabétiques dont 300.000 ont un besoin indispensable d’insuline. Quelque 200 millions de personnes souffrent du diabète dans le monde, soit un marché de l’insuline de quelque cinq milliards de dollars, selon cette firme, qui espère faire naître d’ici à trois ans un taureau transgénique ayant le même patrimoine génétique que ces quatre vaches afin de perpétuer la race.

L’Union européenne a approuvé la production d’insuline à partir de lait de chèvre mais c’est la première fois qu’il en est produit avec du lait de vache, selon ce laboratoire…

Une politique de prévention et d’accompagnement pour le diabète

le Jeudi 8 mars 2007

L’Association Française des Diabétiques (AFD) interpelle les candidats à l’élection présidentielle pour connaître leur position sur une véritable réforme de la politique de santé axée sur la prévention et l’accompagnement. L’AFD, en tant qu’association de patients et acteur de santé dresse un double constat : la réforme de santé publique engagée en 2004 n’apporte pas les résultats escomptés. La politique de santé et son financement restent pour le moment totalement absents du débat politique.

Qu’attend-on pour améliorer sa prise en charge par la réorganisation des soins et des pratiques médicales ?

• L’AFD fonde son engagement sur des valeurs de partage et de solidarité,
• Elle défend les principes d’égalité, d’accès à l’éducation et à une véritable politique de prévention,
• L’AFD refuse que les patients soient considérés comme les seuls responsables de l’augmentation des dépenses de santé et qu’ils soient l’objet d’une diminution de la prise en charge des prestations et donc de qualité des soins.

Un constat préoccupant:
• 2 millions de diabétiques (sur près de 3 millions de diabétiques) sont en affections de longue durée (ALD) pour un coût de 9 milliards d’euros par an,
• 80% des diabétiques sont suivis exclusivement par leur médecin généraliste,
• La réforme de la politique de santé du 9 août 2004 prévoyait un plan de qualité de vie pour les personnes atteintes de pathologies de longue durée (qui n’a toujours pas été publié) ainsi que la réduction des complications du diabète.
• La réforme de l’assurance maladie du 13 août 2004 devait améliorer l’accès à des soins de qualité avec la création du parcours de soins coordonné et des protocoles de soins pour tous et pour les malades en ALD.
• Nous constatons que ces deux lois n’ont rien apporté dans la qualité de la prise en charge et dans la réduction des complications du diabète et que les protocoles de soins sont un frein pour accéder aux médecins spécialistes.

Affections de longue durée (ALD) : un critère médical
Les ALD apparues dans la loi de 1945 s’appuient sur 2 critères : l’un médical (affection de longue durée), l’autre économique (pathologie coûteuse). On peut, aujourd’hui, y ajouter un critère social.
Dans une pathologie comme le diabète qui est à évolution lente, un patient devra-t-il attendre demain de « coûter cher » à la solidarité nationale, c’est à dire développer des complications, pour être considéré comme malade et avoir ainsi accès à des soins d’urgence bien pris en charge ?

Les 6 propositions de l’AFD
1/ Assurer la prise en charge précoce par le développement de programmes personnalisés de soins dès le début de la maladie, considérer l’éducation thérapeutique comme un acte de soins, favoriser le partenariat soignant/soigné, l’adhérence du patient à son traitement et donc sa responsabilisation.
2/ Renforcer, dans le cadre d’une véritable politique de prévention, l’accompagnement et le suivi des patients par la création de structures de proximité appropriées, en s’appuyant sur la dynamique associative.
3/ Développer le remboursement des soins préventifs et curatifs du pied par la création d’un service de consultations multidisciplinaires dans chaque département ou bassin de vie.
4/ Favoriser le développement des nouvelles thérapies en les inscrivant dans les formations continues des professionnels de santé et veiller à l’évaluation des pratiques professionnelles.
5/ Respecter la totale citoyenneté des patients diabétiques en mettant fin aux discriminations à l’école, au travail, aux contrôles douaniers, à l’accession au permis de conduire, à l’assurabilité…
6/ Légiférer sur un dispositif gratuit de récupération et d’élimination des déchets de soins à risques infectieux (DASRI), respectueux de l’anonymat des patients et accessible à tous.

L’AFD demande donc aux candidats de se positionner fermement sur ces 6 propositions et rappele que le diabète représente 25% des personnes en affections de longue durée, c’est-à-dire 2 millions de personnes…

Le communiqué de presse officiel

Novartis et diabète en OpenSource…

le Mercredi 28 février 2007

Le géant pharmaceutique Novartis a décidé de rendre disponible gratuitement sur le web une liste de gènes qui pourraient jouer un rôle dans l’apparition du diabète.

La première raison d’une telle initiative serait l’incroyable quantité de données à gérer qui dépasserait de loin les capacités d’une seule entreprise. D’après le directeur de la recherche chez Novartis, Mark Fishman, “Il faudrait le concours du monde entier pour interpréter ces données. Nous pensons qu’on gagnera plus à laisser un grand nombre de sociétés analyser ces informations plutôt qu’à les garder secrètes.”

Cette ouverture était programmée depuis bien longtemp. Elle était inscrite au coeur du projet Diabetes Genetics Initiative (DGI) formé en 2004 grâce à la collaboration de Novartis et d’institutions publiques comme l’Université de Lund en Suède, ou l’Institut Broad aux Etats-Unis. Plus d’informations sur le site de Broad Institute.

Espérons qu’une si bonne initiative portera ces fruits et aidera ainsi la recherche à vaincre le diabète ou du moins faire évoluer les traitements.

Ma voiture roule à la graisse humaine !

le Mercredi 14 février 2007

Pourquoi ne pas recycler notre graisse ?
Telle est l’idée qu’a eu un sympathique Norvégien, Lauri Venoy.
Plus de 60 % de la population souffre d’une surcharge pondérale, d’obésité, de surpoids et donc de diabète de type 2 aux Etats-Unis, ce qui est devenu un véritable problème de santé publique.
 

Pour le traiter, nombre de personnes ont recours à la liposuccion (aspiration de la graisse en chirurgie esthétique).
Les volumes de graisse récoltés sont tel que Lauri Venoy, souhaite les récupérer pour fabriquer du biocarburant pour les véhicules !
Il est actuellement en pourparlers avec différents établissements hospitaliers, dont l’hôpital américain Jackson Memorial. Avec ce dernier, l’homme d’affaires convoite l’acquisition hebdomadaire de 11 500 litres de graisse humaine, issues des liposuccions, pour produire 10 000 litres de bio diesel…
Si l’hôpital est aussi intéressé, actuellement cette graisse est détruite par incinération, le projet se heurte encore à la législation des déchets médicaux…

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